Comment ça va?
«Comme on peut.»
Désormais, c'est succès obligatoire contre Rennes?
«Tout à fait. Car avec un nul ou une défaite, je pense que ça serait joué. On en saura plus dimanche car nos adversaires jouent samedi. On verra bien.»
Avez-vous jeté un oeil sur la fin de parcours de vos concurrents?
«Non. J'ai regardé ce qu'on avait. Ce n'est pas facile. Il faut battre Rennes si on veut espérer quelque chose à Sochaux. Tant que c'est possible, il faut y croire sinon arrêter de suite.»
En tout cas, Rennes ne va pas lâcher...
«C'est sûr. Ils jouent l'UEFA. Ils vont vouloir gagner. Ça va être un match très difficile. Plus important que d'habitude.»
Avez-vous regardé la finale de la coupe de France?
«Non. Si j'étais content du résultat? Non. C'est bien pour Guingamp. À Rennes, je connais bien Jérôme Leroy, c'est un bon copain. On partageait la même chambre à l'armée. J'ai un certain respect pour lui. De surcroît, je sais ce que c'est de perdre une finale. Ça fait mal. Plutôt que les autres équipes, je regarde surtout notre parcours.»
Les Rennais veulent vous mettre la tête sous l'eau...
«Hé, attendez, à leur place, je ferais la même chose! Avant cela, ils se disent qu'ils peuvent accrocher l'UEFA.»
Plus globalement, comment expliquer cette rivalité avec Rennes?
«Oh, j'en sais rien! On ne va pas revenir là-dessus. Il nous faut gagner, point.»
Personnellement, comment vivez-vous cette situation pesante? Arrivez-vous à penser à autre chose?
«C'est dur mais on essaie. C'est comme ça, c'est la vie. C'est usant. C'est l'impression de tout le temps se battre pour les mêmes choses... Je préférerais me battre pour gagner quelque chose.»
Vous voyez-vous terminer votre carrière sur une saison de L2?
«Non. Tout ce que je peux vous dire, c'est que j'en ai marre de cette situation-là. Chaque fois (soupir)... C'est galère mais c'est comme ça.»
Les supporters, aussi, en ont marre. Comment vivez-vous leur grogne?
«Ils sont en colère comme moi je peux l'être. Ils le manifestent comme ça. Quant à moi, j'essaie de donner le maximum sur le terrain.»
Ne craignez-vous pas que ça parte dans tous les sens dimanche?
(Énervé) «Je n'en sais rien. Je ne veux pas polémiquer là-dessus. On verra. Je sais que c'est difficile. Je compte sur eux pour nous supporter jusqu'au bout afin que le club s'en sorte... »
Recueilli par J-Y. Q **
Je crois qu'il en est au point que nous, supporters. Il en a tout aussi marre de voir Nantes finir comme ça chaque année.

