Frédéric, pourquoi avoir quitté Nantes ?
« Tout simplement parce qu'on ne m'a rien proposé en fin de saison dernière. J'ai eu de nombreux contacts, surtout avec des clubs de Ligue 2, mais j'ai choisi Boulogne pour rester en Ligue 1 et parce qu'il y avait Laurent (Guyot) et Serge (Le Dizet) dont je connais bien les compétences. »
Comment s'est passée votre adaptation ?
« Un joueur accorde beaucoup d'importance à sa vie de famille lorsqu'il change de club. Sur tous les plans, ça se passe bien. Je savais que l'USBCO est un club qui se construit et qui a fait de belles choses en peu de temps. Mais pour grandir, il faut se maintenir et se stabiliser en Ligue 1. »
Vous pensez-vous capable de le faire ?
« Le groupe a de l'envie et de l'ambition mais il doit encore apprendre vu qu'il possède de jeunes joueurs. Avec les blessures, on connaît une période difficile mais c'est dans ces circonstances qu'on voit la solidarité et les capacités à s'accrocher. »
Sur quels plans estimez-vous devoir bonifier ?
« On doit surtout faire beaucoup plus dans la tenue du ballon. Nous n'en sommes plus au stade de la découverte de la Ligue 1 et on doit progresser deux fois plus vite que les autres qui ont un vécu important à ce niveau. Il faudrait aussi reproduire en match ce qu'on fait aux entraînements. Les pépins actuels sont de gros handicaps mais les autres attaquants doivent saisir leur chance. On sait que ce sera dur et qu'on nous voit descendre. Nous sommes à notre place au classement et il faut montrer autre chose et devenir "chiants" à jouer pour nos adversaires. Le championnat est long mais chaque point est important. »
Ce statut de remplaçant, c'est nouveau pour vous...
« Comme tout compétiteur, j'aimerais jouer plus souvent mais c'est le coach qui décide. Lorsqu'on a besoin de moi, j'essaie de répondre présent et dans le vestiaire comme lors des mises au vert, de booster les plus jeunes. »
Que pensez-vous de ce début de parcours ?
« On a prouvé qu'on était capables de faire de belles choses même si on a perdu bêtement deux ou trois points. Les deux derniers buts lillois ont fait mal mais il ne faut surtout pas qu'on prenne un coup au moral car ça ne pardonnera pas. Excepté contre Bordeaux, où nous avions été inexistants, on n'a jamais perdu par plus d'un but d'écart et sur des détails. »
Comment vivez-vous cette mauvaise passe ?
« C'est toujours difficile et il devient donc vital de stopper l'hémorragie. Nous restons sur trois revers d'affilée mais auparavant on avait su enchaîner deux victoires. L'idéal serait de refaire une bonne série qui nous ferait du bien mentalement. Nous devrons donc aller au Mans avec l'idée de ramener quelque chose. »